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U.G. Krishnamurti, l’éveillé impertinent

Entretien de Joël Labruyère avec Charles Antoni

U.G. Krishnamurti fut à la fois un être des plus simples et des plus étonnants qu’il m’ait été donné de rencontrer

U.G. Krisnamurti
U.G. Krisnamurti

En apprenant le décès de U.G. Krishnamurti et la manière dont il s’était abandonné dans la dernière étape de son « histoire personnelle », je me remémorai les instants passés en sa compagnie, il y a quelques années de cela, où déjà j’avais pressenti qu’il mettrait en application sa manière de penser à ce sujet, lorsqu’il m’avait dit : « Si je tombais malade, alors je me coucherais tel un chien près d’un arbre, je geindrais et puis, ciao, me laisserais aller sans faire d’histoires ». U.G. Krishnamurti fut à la fois un être des plus simples et des plus étonnants qu’il m’ait été donné de rencontrer. La clef de sa vie pourrait se résumer dans cette phrase : « Au milieu des épines… je marche ».

Charles Antoni

Joël Labruyère : Originaire de l’Inde, U. G. Krishnamurti – à ne pas confondre avec l’autre Krishnamurti, mondialement célèbre – est assez peu connu. Gopala ne veut pas être importuné, et vous êtes le dernier à l’avoir rencontré pour lui soutirer quelques confidences. Peut-on dire de ce personnage qu’il est une sorte d’anti-gourou ?

U.G. est un personnage au-delà de toutes les normes

U.G. Krishnamurti & Charles Antoni
U.G. Krishnamurti & Charles Antoni

Charles Antoni : U.G. Krishnamurti est un personnage au-delà de toutes les normes. C’est un anti-tout. Il vient de Madras où il fut élevé dans le cadre de la Société Théosophique. Ses parents, qui lui prédisaient un destin particulier, l’avaient mis dans une école théosophique pour qu’il bénéficie d’un environnement privilégié. Il a suivi l’évolution de Krishnamurti, l’enfant chéri des théosophes, élevé pour devenir le messie du vingtième siècle, mais qui leur a cassé la baraque en rejetant toute autorité spirituelle. Cela lui a sans doute montré la voie. U.G. a poursuivi sa recherche en rencontrant d’autres maîtres tel Ramana Maharshi, mais je crois que Krishnamurti l’a beaucoup influencé. Après la rupture de Krishnamurti avec la sphère des « maîtres », U.G. a conclu que tout cela n’était qu’un fatras.

J. L. : Krishnamurti a dit : « J’ai pulvérisé le rocher sur lequel j’ai grandi », et « il n’y a pas deU.G. Krishnamurti est un personnage au-delà de toutes les normes. élevé pour devenir le messie du vingtième siècle, mais qui leur a cassé la baraque en rejetant toute autorité spirituellee chemin qui conduise à la vérité. » UG ne veut-il pas là en rajouter une couche ?

C. A. : Oui, dans la foulée, on peut dire qu’U.G. Krishnamurti a voulu pulvériser Krishnamurti également, du moins en paroles. U.G. pense que Krishnamurti s’est malgré tout cantonné dans une position d’autorité, tout en rejetant toutes les autorités. Quant à lui, U.G. Krishnamurti rejette radicalement toutes les spiritualités. Il pense que cela ne mène nulle part. Il rejette également le matérialisme, ce qui signifie qu’il ne reste pas grand chose. C’est pourquoi U.G. peut être dangereux pour des personnes qui n’ont pas assez navigué à travers les doctrines spirituelles. Tout à coup, on ne sait plus à quel saint se vouer. Si tout est bidon, où sont les bornes pour se tenir debout ? Par contre, l’expérience de U.G. Krishnamurti est instructive pour un chercheur qui s’est cassé la figure sur les peaux de bananes du supermarché spiritualiste.

Idée dominante qui ressort de la démarche d’U.G.

J. L. : Quelle est l’idée dominante qui ressort de la démarche d’U.G. ?

C. A. : Il dit qu’on a très peu de chance d’arriver à quelque chose. Son idée, c’est de retrouver l’état naturel, ce que nous sommes tout simplement.

Il ne s’agit pas de retourner à l’état animal, mais de ne prendre en compte que les besoins naturels. Il faut revenir à l’état naturel, sans la complication du mental. Pour U.G. Krishnamurti, le mental est en trop. Cela ne nous empêche pas de savoir ce qu’est un feu rouge, mais la connaissance utile s’arrête là. Je pense que dans le fond, il nie l’évolution humaine en prenant pour exemple l’état lamentable du monde.

S’il y a une certaine évolution technologique, on voit bien par ailleurs qu’il se crée des foyers de guerre partout. L’évolution humaine est rudimentaire. Elle n’est faite que de bonnes intentions. U.G. prend l’exemple de l’Inde. Voilà une grande civilisation spirituelle où l’on crève de faim en invoquant le ciel. Il y a quand même un problème.

U.G. considère les grands initiés comme des imposteurs

J. L. : Non seulement U.G. conteste la tradition spirituelle, mais il considère les grands initiés comme des imposteurs. Il parle du Bouddha comme d’un charlatan qui aurait fait plonger l’humanité dans des conditions encore pires. Comment expliquer ce point de vue extrémiste ?

C. A. : Je crois qu’il s’agit de provocation. Si U.G. Krishnamurti avait connu personnellement le Bouddha, il l’aurait sans doute apprécié. Sa provocation est dirigée contre ceux qui ont transformé le message originel. C’est contre les intermédiaires que U.G. s’érige. Il dénonce les magouilles des intermédiaires qui fabriquent des idoles mortes avec la vie elle-même. Dans la philosophie du Chan, on dit : « Si tu rencontres le Bouddha, crache lui dessus. » Pour les initiés, cette attitude n’est pas iconoclaste. Elle est libératrice.

U.G. a vécu l’illumination comme une transformation biologique

J. L. : U.G. ne nie pas avoir vécu un état d’illumination spécial qu’il appelle sa « calamité ». Il s’agit d’une expérience très curieuse avec apparition de phénomènes physiques et de traces mystérieuses sur le corps. On pense à une expérience tantrique. De quoi s’agit-il ?

C. A. : Il parle d’une calamité physique, mais on ne sait pas s’il s’agit d’une montée de kundalini ou d’un processus inconnu. U.G. a vécu cela comme une transformation biologique qu’on ne peut pas relier avec une expérience traditionnelle. Déjà, les Théosophes clairvoyants ne comprenaient rien au processus de transformation de Krishnamurti. Il s’agit de quelque chose qui est au-delà de l’occultisme. Cela proviendrait d’une autre dimension. Cette force ne toucherait que ceux qui veulent sortir du circuit de l’évolution planétaire.

J. L. : U.G. Krishnamurti parle d’une renaissance de la glande du thymus comme certains adeptes de la tradition hermétiste occidentale. C’est un courant initiatique assez secret.

C. A. : Oui, le système glandulaire est d’une importance fondamentale dans la transformation intérieure. Le contrôle du fonctionnement glandulaire donne le pouvoir sur tout, et particulièrement le thymus qui est le centre de la vitalité et de l’immunité. Cette glande, située derrière le sternum, est atrophiée chez l’adulte, mais elle constitue le réservoir de vitalité chez l’enfant jusqu’à sept ans. U.G. semble connaître le processus de régénération par le thymus. A quatre vingt six ans, il a d’ailleurs l’allure d’un adolescent.

La libération passe par le cœur

J. L. : Les adeptes de l’alchimie interne disent que le thymus peut se réveiller et produire à nouveau des hormones qui vont servir à édifier un être éternel à l’intérieur de la créature mortelle que nous sommes. Il s’agirait d’une renaissance. On pense que les cathares ont été massacrés parce qu’ils pratiquaient cette initiation.

C. A. : Dans le Christianisme, on représente le Christ avec le cœur ouvert et une lumière rayonnante au centre de la poitrine. C’est l’indication que la libération passe par le cœur, et qu’il s’agit d’un processus organique, au lieu du mysticisme dont on entoure ce symbole.

Si sternum signifie « rayonnant », on comprend mieux la notion d’amour rayonnant, mais comme dit un maître japonais : « Quand j’entends parler d’amour, je frappe. » C’est pourquoi, lorsqu’il entend parler d’amour, U.G. devient acerbe, car il rejette la sentimentalité, ce qui ne l’empêche pas d’être charmant et de bonne compagnie.

L’amour réel n’est pas celui qu’on voit dans la vie ordinaire. L’amour n’est pas de l’humanitarisme. C’est un état qu’on ne peut connaître qu’après un processus de renaissance, mais U.G. ne fait pas de théorie à ce sujet. Il ne dit même pas qu’il faut essayer d’y parvenir. Cela arrive par accident. Il parle d’une « calamité » qui lui est tombée dessus et qu’il supporte comme tout le reste.

J. L. : Mais si on ne peut rien faire, à quoi bon se fatiguer à chercher ?

L’illumination survient au moment où on s’y attend le moins

C. A. : U.G. dit que malgré tous nos efforts, nous avons peu de chance. On ne sait pas comment et pourquoi ça nous tombe dessus. Il est fort possible que cela arrive lorsqu’on ne croit plus en rien, quand la limite de la désillusion est atteinte. Celui qui est un véritable baroudeur, et qui est parvenu au point où il a tout laissé tomber, à sans doute les dispositions requises, à condition qu’il demeure assoiffé d’absolu. On retrouve cela dans le Zen : l’illumination survient au moment où on s’y attend le moins. C’est l’idée du Chan également. U.G. insiste beaucoup sur cette transformation biologique dont les maîtres spirituels parlent peu, peut-être par prudence, ou parce qu’ils n’y ont pas accès eux-mêmes.

J. L. : On peut donc dire que U.G. n’est pas un nihiliste, mais qu’il rejette uniquement ce qui n’a aucune importance à ses yeux. U.G. ne cherche pas à transmettre sa connaissance. Il ne veut même pas en parler, alors qu’il prétend être libéré de tout souci et de la peur. Pourquoi n’en fait-il pas profiter les autres ?

C. A. : A mon avis, c’est une question de tempérament. Certains sont disposés à en parler et d’autres, non. Le caractère de U.G. c’est de prendre les choses comme elles sont sans se poser de question. U.G. a toujours vécu à la limite, puisqu’il a été clochard, dormant dans la rue et a sauté à pieds joints dans un lâcher-prise absolu. Il était prêt à se laisser mourir, et d’ailleurs, en cas de maladie, il se « couche dans un coin et attend en gémissant comme un chien. » Il affirme qu’un être vivant n’a pas à se poser de question sur la vie et la mort, ou la vie après la mort. Quelqu’un de vivant est simplement occupé à vivre.

Pour U.G., l’idée d’atteindre quelque chose n’existe pas

J. L. : U.G. ne donne-t-il pas l’impression d’avoir atteint la sérénité parce que quelque chose de nouveau est programmé dans son corps, et qu’il sait qu’il est tiré d’affaire ?

C. A. : Pour lui, l’idée d’atteindre quelque chose n’existe pas car il a abandonné tous les concepts. Bien qu’il fasse preuve d’une compassion naturelle, on ne trouve chez lui aucune trace de nos bons sentiments. Il n’est pas missionné pour sauver qui que ce soit.

Selon lui, celui qui prétend vouloir aider autrui démontre qu’il éprouve encore des besoins. Vouloir faire du bien ne serait qu’un besoin égocentrique. U.G. va encore plus loin, puisqu’il prétend que tout désir d’accomplir une action provient de l’attachement. Il semble avoir décroché de toutes les convenances, alors qu’il continue à vivre normalement à Londres dans une maison confortable.

Personne ne sait d’où lui vient l’argent, car il ne donne pas de conférences et n’écrit pas de livres. Aujourd’hui, il refuse même les interviews, et j’ai été le dernier à l’interroger. On sait qu’il voyage, il va en Chine ou ailleurs, sans laisser d’adresse. Pourquoi voyage-t-il ? Personne ne le sait.

J. L. : Est-ce qu’en approchant ce personnage, on est tenté de l’imiter ?

C. A. : J’ai rencontré quelqu’un qui s’est débarrassé de toutes les idées que nous traînons péniblement derrière nous. Mais il n’y a rien à imiter. Lorsqu’on pige le truc, on n’a pas envie d’être comme U.G. ou n’importe qui d’autre. On est soi-même. Lui, à quatre-vingt six ans, avec son physique enfantin, donne l’impression d’une grande légèreté. Il adore cuisiner pour ses invités, mais je ne l’ai vu manger que des céréales avec du lait comme un gosse. Il ne vous accable pas de théories. C’est bien rafraîchissant.

Lecture : UG. Pertinences impertinantes

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Le secret de l’éveil, la transmission de Poonjaji

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Swami H.W.L. Poonja est l’un des êtres les plus remarquables qu’il m’ait été donné de rencontrer dans ma vie. Charles Antoni

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Le Kaya-Kalpa : la science indienne de la réjuvénation

Charles Antoni Inde Kaya-Kalpa

Yogi Amrit Anandi Ghiri et Charles Antoni - Kaya-Kalpa« En 1976, je rencontrai Gorak Nath Chaturvedi professeur de Kayachikitsa à l’Université de Bénarès. Il m’a transmis quelques unes des données de cette très ancienne science de la réjuvénation, le Kaya-Kalpa. »
Charles Antoni

Kaya signifie « corps » et Kalpa « changer »

Retrouver sa vitalité, sa vigueur, sa force sexuelle

Tout procédé employé pour la transformation du corps et mené à terme est littéralement désigné par Kaya-Kalpa..

Kaya-Kalpa n’est pas un terme classique, c’est un mot récent qui ne s’est développé que très tardivement.

Kaya-Kalpa est donc le terme technique utilisé par un type particulier de discipline médicale qui permet à un individu de retrouver sa vitalité, sa vigueur, sa force sexuelle et tout ce qui peut l’amener à une réjuvénation.

A l’origine le Kaya-Kalpa était conçu uniquement pour des personnes en excellente santé bien qu’il puisse être utilisé officiellement sur des personnes malades.

L’âge idéal pour la pratique du Kaya-Kalpa se situe entre 45 et 60 ans. En aucun cas il ne peut convenir à des personnes trop jeunes ou à des personnes d’un âge trop avancé.

Les trois composantes du Kaya-Kalpa

Les expressions classiques de Kaya-Kalpa sont : Panchakarma, Rasayana, Vajikarana. En fait ces trois composantes combinées ensemble forment le Kaya-Kalpa.

Panchakarma renferme toutes les thérapies d’élimination, d’épuration du corps qui permettent de rejeter tous les résidus se trouvant dans le corps.

Rasayana est la thérapie permettant la réjuvénation des tissus et l’arrêt du processus de l’âge.

Vajikarana est le traitement contenant les disciplines et moyens qui opèrent sur l’énergie et la force sexuelle.

Considérons maintenant très brièvement ces trois composantes du Kaya-Kalpa.

1) Panchakarma

Pancha signifie cinq et Karma : thérapie. Les 5 types de traitement. Ces 5 types de thérapie incluent : les administrations à base d’huiles médicales, des sudations, des diurétiques, des purgatifs et l’introduction de décoctions et d’huiles médicales par le rectum. En fait ces cinq traitements sont généralement employés comme mesures préparatoires au traitement principal.

Des maladies comme l’arthrite, le corysa etc..sont très bien soignées par ce genre de traitement.

Massage UzhichilAprès l’application de ces différentes thérapies le corps est complètement nettoyé et prêt pour le Kaya-Kalpa proprement dit.

Traitement préopératoire : Suchana

Avant d’entreprendre ces 5 thérapies il est nécessaire de suivre un traitement préopératoire en quelque sorte.

Ce traitement dure 7 jours et consiste à prendre chaque jour une certaine quantité de matière grasse, ce peut être de la graisse de vache, du beurre etc..Puis attendre que la fermentation puisse se faire. Après quoi un régime particulièrement léger est prescrit, ce régime peut être soit végétarien soit non végétarien.

C’est seulement après ce traitement appelé suchana que panchakarma peut être appliqué.

2) Rasayana

Rasayana traite les problèmes de l’âge avancé et de la réjuvénation des tissus. Cette thérapie conduit spécialement à l’accroissement de la vitalité, de la force et de la longévité.

D’autres bénéfices résultant de cette méthode sont : développement de la mémoire, immunité contre les maladies, éclat de la peau, meilleure voix etc.

Il existe une préparation à base d’herbes qui est couramment employée ; ces herbes sont très familières et peuvent être facilement trouvées sur le marché.

Mais il existe aussi une préparation à base de mercure, souffre, or, argent, cuivre, arsenic qui est principalement utilisée pour le Kaya-Kalpa. Certaines préparations à base de métaux précieux peuvent être aussi utilisées pour des personnes atteintes de maladies chroniques.

3) Vajikarana

Vajikarana concerne l’accroissement de la virilité.

Vaji signifie santé, donc on peut dire que la santé se reconnaît d’une certaine manière dans le contexte sexuel.

Vaji signifie aussi éjaculation de la semence, ce traitement apportera une plus grande puissance sexuelle et une grande vitalité.

Vajikarana présente deux aspects dans son traitement.

Un aspect qui permet d’augmenter la force sexuelle afin de jouir d’une meilleure et plus grande vie sexuelle et d’être en mesure de satisfaire plus pleinement sa partenaire.

Le second aspect est de permettre chez une personne l’accroissement de la sécrétion séminale, même chez quelqu’un d’âgé, et la rendre ainsi plus fertile et productrice. Augmenter cette fertilité signifie donner à la personne la possibilité d’avoir plus d’enfants.

Notre existence biologique réclame la perpétuation de l’espèce et nous devons obéir à cette demande.

Autrefois l’Inde avait besoin d’une importante population. Tous les remèdes, toutes les drogues qui opèrent sur l’énergie, la puissance sexuelle, la fertilité, font partie de Vajikarana. Les drogues les plus connues sont : les préparations de cannabis, d’opium, les préparations à base d’or, les préparations de stychine.

Revues L'Originel - Kaya-KalpaLes préparations

En ce qui concerne les préparations des métaux, une des drogues les plus connues est un remède à base de mercure, cuivre, mica. Chaque jour cette drogue est administrée au patient à doses croissantes et toujours accompagnée de lait.

On augmente proportionnellement le lait jusqu’à vingt litres. Aucune autre nourriture ne doit être prise à l’exception de jus de fruit et de soupes légères. Après un certain temps on diminue la quantité de lait et on revient à nouveau à un régime normal. Ce traitement dure 40 jours.

La pratique quotidienne du remède mercure est une des formes de Kaya-Kalpa.

L’une des préparations les plus connues d’herbes se trouve facilement sur les marchés, elle s’appelle Syavana prakasa.

L’hiver il est conseillé vivement aux patients d’en prendre ; plus particulièrement ceux qui souffrent de bronchite chronique, de coryza etc.

L’histoire dit que Syavana qui était un très vieux moine, désirait ardemment une très jeune fille, tant il était émerveillé par elle. Comme il n’avait plus guère d’énergie, il se fit apporter cette préparation et la consomma. C’est ainsi qu’il devint à nouveau très jeune et put ainsi épouser cette jeune fille.

Le lieu

A l’origine, la pratique du Kaya-Kalpa se faisait à l’intérieur de trois pièces imbriquées l’une dans l’autre.

La personne devait s’enfermer dans la pièce centrale et y rester pour une période de trois mois.

Actuellement il n’en est plus tout à fait ainsi.

L’idée est que le patient doit se trouver dans un endroit retiré, sans perturbation mentale ; dans la paix. Il ne doit être ni exposé aux bruits, au soleil, au froid, sans aucune perturbation climatique.

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Verticalité, de Charles Antoni

Charles Antoni

Préface de Paule Orsoni

Amour pour la liberté

Charles Antoni

Ce n’est pas une relation passionnelle avec son fume-cigarette qui pourrait contredire son amour pour la liberté, celle qu’on se donne à soi-même. En quoi d’ailleurs y aurait-il là matière à le contredire ? Tout juste question de souligner gentiment l’apparent paradoxe. On n’est pas forcément d’accord avec Charles Antoni, au demeurant, il force l’admiration. Vivre sa vie, telle est l’injonction qu’il propose et qu’il s’offre à lui-même. A nous de disposer. S’il a choisi l’écriture, ou même si elle l’a choisi, il voudrait consacrer davantage de temps à ses livres. Il va sans dire qu’il ne connaît jamais l’ennui.

Entre lecture et écriture

Les livres ? Une passion également entre lecture et écriture, là encore, le temps lui manque, parfois pour s’y consacrer pleinement mais on peut aisément constater l’attachement qu’il leur porte. Une belle fidélité. Ecrivain, lecteur, éditeur, avec lui, nous ne sortons pas du cercle des mots mais on se méprendrait à croire qu’il oublie de vivre pour autant. Simplement, il ne choisit pas entre l’écriture et la vie, elles sont intimement liées, alors tout devient pour lui objet d’interrogation, matière à penser donc à écrire. L’essentiel étant d’abord et avant tout ce qu’il ressent. Et de nous demander souvent : « Que ressens-tu ? » Nous rappelant ainsi sans doute à des fondamentaux.

Baroudeur de l’absolu

Charles Antoni est resté fidèle à lui-même, il a gardé tout au long de sa vie, riche au demeurant, les options fondamentales qui valent objectifs indéfectibles : le socle n’a pas changé depuis ses premiers engagements et ses premiers voyages. Toujours revenir à ce qu’il appelle la « Verticalité ». Le terme du voyage est identique à son « Originel » même si le voyage est infini… Baroudeur de l’absolu, il circule encore et toujours sur la route…

Alors, lorsqu’il trouve devant lui un interlocuteur qui veut en savoir davantage, sur sa vie son oeuvre son parcours hors du commun, ses voyages, et sa quête insatiable, il devient intarissable. Ici on trouvera, rassemblées les traces écrites des différentes étapes de son parcours. Homme d’expérience, il est aussi un homme de paroles, à tous les sens du terme.

Sa voix pleine et chaleureuse

L’oralité lui convient et sa voix pleine et chaleureuse, qui le caractérise et en dit long sur son être, accompagne le discours. Les mots ne sont pas vides, ils sont précis. Alors nous sommes sous le charme, captivés par les chemins de parole qu’il dessine devant nous. Il ne nous reste plus qu’à suivre les traces qu’il veut bien proposer, nous laissant, bien sûr, le loisir d’en disposer. Libre à nous de construire notre propre route…

Et il serait contradictoire qu’un homme libre veuille défaire la liberté d’un autre. Les âmes fragiles ou récalcitrantes au questionnement sur soi s’abstiendront mais sous l’apparente dureté, sous les provocations, il faut toujours considérer l’homme bienveillant. Et l’on apprendra alors à se déprendre de soi.

S’il endosse les costumes les plus extravagants c’est pour mieux laisser l’autre se défaire des siens : qu’on entende bien cela pour savoir qu’il n’y a pas tant de danger à le côtoyer… quoi qu’il en dise. Il y a juste à mesurer notre propre taille. Juste savoir ce que l’on peut. Et ajuster.

Cette lenteur dont il fait l’éloge

Alors, si l’on peut formuler quelque souhait à son endroit, disons qu’on attend de lui qu’il déploie ses possibles, son envergure déjà grande, on attend qu’il écrive, qu’il vive sa vie, libre d’en décider…

Et nous aimons comme il aime à le souligner le voir se pencher sur sa feuille blanche, pour la remplir de son écriture spontanée, ses journaux ou d’autres chantiers de sa calligraphie si caractéristique, déchiffrable par lui seul.

On attend donc de voir ou plutôt de lire impatiemment même si ce qui le caractérise c’est cette lenteur dont il fait l’éloge et qui dans sa personne devient vertu ennoblissant l’homme contre les exigences d’une société débridée, éprise de rapidité où l’on veut tout, tout de suite, sans doute parce que l’essentiel manque souvent.

Un repère, un phare

La rigueur qu’il s’octroie et qu’il exige des autres n’est en aucun cas un frein à la qualité, elle en est la condition : les choses, dit-il souvent, se feront ou bien encore, « laissons-les venir ». Ce qui n’est pas dans son propos le signe d’un laisser-aller, simplement un art de vivre.

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Pour toutes ces raisons, Charles Antoni est pour son entourage et pour ses lecteurs fussent-ils éloignés géographiquement, un repère, un phare autour duquel il devient possible de rayonner. Et l’Originel appelé par ses habitués le « Centre » n’est pas seulement un lieu de travail mais de rencontres, d’échanges, de passage du temps, celui de l’infini voyage dont l’Âme est assurément son fondateur et son continuateur, c’est-à-dire lui-même.

Avant-propos de l’auteur de “Verticalité”

Qu’est-ce donc qu’une vie ? Et que dire de la mienne quand je la regarde sous le prisme de mes recherches ? Je vois des chemins parcourus et multiples et des occasions que j’appelle opportunités, elles ont jalonné ma quête et le lecteur peut être surpris de la disparité des contenus.

Toutefois je lui propose de parcourir cet ouvrage en indiquant qu’il y a, sous-jacent, un fil conducteur : chacune de mes expériences, chacun de mes voyages ou de mes rencontres est sous-tendu par cet objectif de Verticalité.

Tout a été pour moi objet de curiosité inlassable à laquelle j’ai tenté de donner une ligne directrice. Je ne me suis pas laissé détourner du chemin que je m’étais tracé dès mes premières lectures, mes premières découvertes.

Qu’il s’agisse de ces domaines si différents tels que la musique, le football, les médecines extrêmes orientales et bien d’autres, sous les apparences j’ai cherché à révéler la Tradition ou du moins j’ai tenté d’aller au cœur des choses, comme je me suis efforcé également de retrouver les grands signes contenus dans les mythes. C’est toujours cette même Elévation qui me guide : le Sublime voguant au-dessus de l’horizontalité commune, comme le rappelle également dans sa forme poétique le mot baudelairien d’Albatros ? Parabole de cette verticalité de l’être totalement étranger au monde comme il va.

C’est toujours une sorte d’Albatros empêtré qui tente de transcender l’engluement éternel. Pourvu que je découvre mon chemin donc ma véritable source. Et on ne trouvera pas dans cet ouvrage d’ultime réponse à ce qu’est la Verticalité mais comment on y va, comment on tend vers elle.

Charles Antoni, Paris, Juillet 2010.

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Napoléon Hill “Plus malin que le diable” sur Web TV EDC par Charles Antoni

En 1938, peu de temps après la parution de son best-seller Réfléchissez et devenez riche, Napoléon Hill révèle comment il a réussi à décrypter les secrets de la réussite et comment venir à bout de tous les obstacles de la vie. C’est le thème de son second livre “Plus malin que le diable“.

« La peur est l’outil favori d’un démon créé de toutes pièces par l’homme » Napoléon Hill

Le manuscrit qui fut le résultat de cette « rencontre », jugé trop polémique pour l’époque, fut caché aux yeux du monde durant soixante-treize ans. Sharon Lechte, figure de proue du développement personnel américain, nous éclaire sur le contexte sulfureux qui entoure ce livre, et nous apporte des clés de compréhension pour extraire chaque pépite de sagesse qu’il recèle.

Grâce à son don légendaire pour révéler le potentiel des hommes, Napoléon Hill creuse en profondeur pour identifier les plus grands obstacles que nous devons affronter dans l’accomplissement de nos buts personnels. Il passe au crible les racines de la peur, de la procrastination, de la jalousie et de la colère, autant de symphonies orchestrées par le Diable pour nous mener à notre perte.

Hill nous révèle alors les 7 principes secrets qu’il a arrachés aux mains du démon, ces talons d’Achille qui permettront à chacun de triompher de son combat personnel.

Fascinant, provocant et stimulant, Plus malin que le diablenous montre la voie pour tracer notre propre chemin vers le succès, l’harmonie et l’accomplissement dans une période où prédomine la peur et l’incertitude.


Ecoutez un extrait de
“Plus malin que le Diable”


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Le livre et le CD du 1er Chapitre

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Le bâton portugais : un art martial à redécouvrir

Jogo do pau

L’art du bâton au Portugal remonte à la tradition celtique

Jogo do pau

L’art du bâton portugais remonte à la tradition celtique, cet art s’est installé principalement au Minho (nord), région celtique par excellence. Il existe différents styles du jeu de Pau au Portugal (au nord, à Lisbonne ou dans les Açores), mais nous pouvons distinguer principalement deux grandes écoles : l’école du Nord (Minho), et l’école de Lisbonne, qui effectue une synthèse des techniques des régions du centre du pays, spécialement dans le combat entre deux adversaires le contrajogo, également appelé escrime du bâton.
Par Antonio do Rosârio Texeira.

L’âme secrète du Portugal, Revue L’Originel N°9

Art martial et élément de pratique ludique

Depuis les âges les plus reculés, l’homme a utilisé le bâton comme compagnon de ses marches et comme arme de protection. Avec le temps, de simple élément de défense qu’il était, il s’est transformé, ici et là, en instrument d’art martial et en élément de pratique ludique.
Aujourd’hui encore, il existe des tribus africaines qui pratiquent des combats au bâton, plus ou moins contrôlés, mais avec différentes évolutions, ce qui conduit des combats, ou simplement des entraînements, plus ou moins dangereux, parfois même mortels.

Les différences sont parfois énormes entre les évolutions de ces techniques. En vérité, il existe des pratiques du bâton qui, à travers le monde, n’ont quasiment pas évolué pendant des siècles, peut-être même des millénaires, particulièrement en Afrique.

Le bâton au passé : compagnon et symbole

Les différences d’évolution résident toujours dans la qualité de la défense (la découverte en nous des angles nécessaires du bâton pour une défense juste, c’est à dire les positions correctes des mains), principalement dans le travail des jambes et dans l’évaluation exacte des distances, ce qui donne lieu à une esquive parfaite au moment exact. C’est ce développement d’attention, de concentration, mais aussi d’anticipation aux réactions de l’adversaire qui permet une sécurité aux contre-attaques, au moment juste.

Le jeu de Pau est une danse, un véritable yoga. En effet, si les émotions et le mental sont contrôlés, nous sommes en présence d’une véritable voie martiale, dont la finalité est l’ouverture vers l’inconnu les réactions de l’adversaire, le développement de notre posture, de notre énergie et de notre capacité à prévoir les décisions et mouvements de l’adversaire.

Un peu d’histoire

Dans l’ancienne Egypte, plusieurs bas-reliefs présentent des scènes de combats sportifs avec plusieurs types de bâtons. Sont représentés, dans des tombes datant du troisième millénaire avant J.-C., des personnages luttant ou faisant des compétitions avec des bâtons. Nous pouvons même dire que tous les pays ont connu, avec plus ou moins d’intensité, des jeux de bâton, des arts développés pour que l’homme de la campagne, de la montagne, ait la possibilité d’amplifier sa capacité de défense relativement aux milieux hostiles, aux animaux sauvages et parfois à l’homme lui-même. Dans les villes, cette arme a souvent servi d’outil pour le développement des réflexes, de la coordination motrice, de la capacité d’auto-défense et de résistance physique.

Les noms donnés à ce type d’arts sont évidemment très différents les uns des autres ; parfois le sens est tout simplement celui du bâton : c’est le lathé de l’Inde (un bâton de bambou), le jang-bong de la Corée ou le bo du Japon (Okinawa), avec ses variétés : han-bo, jo, tan-bo, bâtons de différentes dimensions.
L’Europe n’a pas fait exception, et cet art martial s’est développé, par le passé, en France, en Angleterre, en Italie (qui conserve aujourd’hui la Paranza) et au Portugal, sans oublier les “les atlantiques comme les Açores et les Canaries.
Les Portugais, pendant l’expansion des découvertes, du XIVe au XVIe siècle, emportèrent leur ancienne pratique du bâton en ces îles, et parfois l’adaptèrent aux pratiques indigènes (comme dans les “les Canaries). Ils l’ont ainsi diffusée au Brésil, en Afrique et en Inde (nous avons connaissance d’une région indienne, au sud de Goa, qui pratique le bâton portugais).

Au moyen âge

Le bâton, au moyen âge, fut aussi un élément très important de la formation du chevalier, principalement dans la phase préparatoire, celle d’écuyer. Le jeune compagnon apprenait à travailler le bâton, le tir à l’arc, par la suite la lance et l’épée. Combattre avec une épée sans avoir étudié le bâton est, à notre avis, une absurdité, car il est nécessaire de frapper pour apprendre les angles de défense réels, et pour ce faire le bâton est le substitut idéal de l’épée. Il est vrai que le bâton est une arme de frappe et que l’épée est une arme de coupe ; s’entraîner avec des épées aiguisées, c’est tout simplement les détruire.

Sans la garde de mains, le bâton est même plus difficile à travailler ; une autre raison, c’est qu’il était idéal pour l’entraînement des jeunes aux angles corrects des gardes.
En outre, le bâton reste un important symbole de pouvoir et d’équilibre, et même un support de l’illumination ; c’est la raison du sceptre des pharaons, du bâton de maréchal ou de vice-roi des Indes, de la baguette des chefs d’orchestre ou de celle, magique, des fées. Il a été et continue à être le bâton du compagnon constructeur (instrument de mesure), comme il était jadis le litus de l’augure romaine et le rudis du gladiateur.

Pour le moine, dans le passé, il représentait l’arme idéale, car il n’était pas perdu comme tel mais comme l’auxiliaire des longues marches. Bien manipulé, le bâton pouvait se confronter avec toutes les autres armes de courte distance. Il présente même des avantages de distance et permet de blesser gravement ou légèrement.

En Orient, il était aussi le symbole du canal central (sushumna), le bâton de Brahma, qui conduit à la transcendance des opposés, à l’illumination ou à la sagesse. En Occident, il reste présent dans le neuvième Arcane majeur du Tarot, l’Hermite, avec son bâton de support et sa chandelle pour éclairer le chemin. Une autre image se rencontre aussi en Occident, Juno Lucina, déesse romaine, la mère qui donne la lumière (lucina), et qui a donné son nom au mois de la lumière, du solstice d’été, Juin ; elle aussi était représentée avec un bâton.

Le bâton portugais traditionnel

Au Portugal, dans le passé et jusqu’à notre siècle, le bâton n’était pas seulement un élément de pratique ludique, il faisait également partie de l’habillement des paysans dans toutes les régions du pays.
Le bâton est le compagnon des bergers des montagnes du nord et du centre du Portugal comme les saloios de l’Estrémadure (centre), comme encore, par exemple, les campinos (gardiens de taureaux) des marais du Ribatejo (centre) ou les cultivateurs de l’Alentejo.

Nous pensons que l’art du bâton portugais remonte à la tradition celtique (celtibérique) parce que, comme le triple saut et le hockey faisaient partie des jeux celtiques du passé, cet art s’est installé principalement au Minho (nord), région celtique par excellence, où l’on trouve également des danses de bâton typiquement celtiques. Il est intéressant de voir que pau signifie bâton mais aussi, en langue celte, village.

Aujourd’hui, les plus âgés parlent de leurs familiers qui jouaient au bâton, cela est vrai, mais rarement ces personnes ont été de vrais joueurs de bâton, n’ayant pas travaillé dans une école. Ils portaient et manipulaient le bâton, mais ce n’étaient pas de véritables joueurs de bâton. Au Portugal s’est développée une technique très sophistiquée de bâton conique – o varan ou cajado -, avec une distance de 1,50 m entre le bâton long et le bâton court. Les bois sont des branches de châtaignier, de chêne ou de roseau, selon les régions, mais le bâton portugais a presque toujours été fabriqué de branches d’alisier, en raison de sa résistance, de son élasticité et de sa plasticité ; même le son des coups est différent. Adoptant une façon de parler orientale, on peut dire que cet art est un jeu de l’élément bois (ou vent), et ceci montre la liaison avec les éléments spiralés des bâtons quand ils étaient dans les arbres, comme dans les mouvements exécutés lors des frappes.

Différents styles du jeu de Pau au Portugal

Il existe différents styles du jeu de bâton portugais (au nord, à Lisbonne ou dans les Açores), mais nous pouvons distinguer principalement deux grandes écoles : l’école du Nord (Minho), dont la technique s’est développée essentiellement au combat et dans les foires, avec sa varrimenta (un balayage suivi d’une attaque en biais), ses mouvements continus par devant et en arrière comme une toupie et encore ses attaques en rotation contraire, ses jeux de deux, de trois, du milieu, des croix, etc.

L’école de Lisbonne, qui effectue une synthèse des techniques des régions du centre du pays, spécialement dans le combat entre deux adversaires le contrajogo, également appelé escrime du bâton, aujourd’hui travaillé avec grande vitesse et précision. Elle dérive des anciens moulinets du nord et du centre, techniques communes du passé aujourd’hui obsolètes, mais excellentes pour développer la coordination motrice et préparer les gardes et les attaques. Elle s’est essentiellement développée dans le travail des jambes et dans les techniques très vives et efficaces d’attaque, particulièrement les cortes (coups), l’unique forme correcte d’esquives sans exécuter des gardes.

Pour conclure

Que signifie enfin joueur (en portugais jogai) ? C’est pratiquer, conjuguer (conjugar) notre énergie avec celle de l’adversaire dans une danse d’énergie et d’harmonie. Qui voit jouer les Portugais comprend directement cette union d’énergies nécessaire pour qu’ils ne se touchent pas. C’est l’harmonie des corps et des esprits, un yoga ou un budo seulement les pratiquants portugais ne le savent pas, ce qui n’est, certes, pas très important.

Plus important est l’ignorance complète des autorités et des gens cultivés c’est la raison pour laquelle cet art a été, il y a quelques années, près de disparaître définitivement. Insistons encore sur le mot yoga (ou do). Pour le réaliser il est nécessaire de déconnecter les pensées, exactement comme pour jouer du bâton avec harmonie et vitesse. Nous sommes seulement là, relaxés et ouverts, pour recevoir les attaques de l’adversaire et équilibrer cette énergie avec une défense et une contre-attaque, ou coupe.

Nous savons que c’est la racine sanskrite yug qui a donné yoga, mais aussi, en portugais, jug des boeufs (joug) et conjuir (conjuguer). Cette racine a-t-elle également donné aussi le mot jogo ? Peut-être. Je réaffirme que jouer au bâton c’est conjuguer les énergies physiques et spirituelles, c’est atteindre le mouvement juste et l’équilibre parfait. Jouer est beaucoup plus important que combattre, mais ceci a toujours été difficile à comprendre.

L’âme secrète du Portugal, Revue L’Originel N°9.

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Philosophies de l’éveil et avant-garde

Patrick Vigneau

Par Rémi Boyer

Patrick Vigneau

Patrick Vigneau a longuement pratiqué le Vedanta. S’il appuie sa parole sur les dires de grandes figures du Vedanta, la Vivance, dont-il vient témoigner dans ces pages, s’affranchit des appartenances et des références. Cette « vie consciente, pleinement consciente », cette « présence joyeuse à la vie, suppose, précise Alain Dehaye dans sa préface, un réveil, une transformation, une métamorphose qui nous fait passer d’une vie rêvée, avec ses désirs et ses craintes, ses pulsions et ses rigidités, à une vie vécue sereinement, dans le monde tel qu’il est, et non tel que nous voudrions qu’il soit : le monde réel, en Présence, à savoir en plénitude. »

La joie d’être soi, avec Ramana Maharshi de Patrick Vigneau, Editions L’Originel-Charles Antoni.

Il s’agit d’un processus ou d’un ensemble de processus complexes et naturels qui font transformation en tendant à la liberté. Patrick Vigneau évoque l’appel qui se manifeste quand nous sommes prêts pour ce processus :

« Telle une grosse vague capable de nous emporter plus loin. Et si nous ne laissons pas porter par cette vague, une autre viendra, après, plus tard.

En quoi consiste ce processus d’éveil appelé Vivance ?

Nous pouvons dire qu’il implique d’abord un élan vertical, avec un changement fondamental du penser, et du désir (corps astral) et aussi un développement de l’attention. Il a pour but de réveiller un état de conscience qui est déjà là. Il s’agit d’un processus de transformation de la conscience. (…)

Le processus de la vivance permet de faciliter ou d’accélérer cette transformation. Tout d’abord en explorant le chemin de la connaissance de soi. Non pas connaître la personnalité selon des modèles psychologiques. Mais la connaissance de soi, du Soi, qui conduit à la découverte de la Présence.

Présence qui est joie et plénitude. »

Ce processus, dialogue fondamentalement joyeux avec le silence du Soi, implique traditionnellement, une connaissance et une libération de ses conditionnements, une pratique soutenue de l’attention, un abandon, une acceptation de la vie en sa totalité, un art de l’écoute, une reconnaissance de la beauté de toute chose et, insiste Patrick Vigneau, l’amour, essence et manifestation du « feu sacré », qui annonce, prononce, la non-séparation, la traversée des dualités.

« Les enseignements de la non-dualité pointent vers l’esprit. Ils ne sont pas faits pour rassurer, pour réconforter, mais pour bousculer pour remettre de l’ordre dans la conscience.

Souvent il peut y avoir des idées qui choquent, qui dérangent. C’est un des principes de la démarche.

Car il ne s’agit pas uniquement de comprendre quelques concepts très logiques. Mais avant tout de se défaire des blocages mentaux.

Il convient donc de voir clairement nos conditionnements, nos incohérences pour pouvoir s’en libérer.

Les livres aident certes, mais l’accompagnement bienveillant d’un maître ou d’un ami spirituel est précieux. Et là il y a de la place pour la joie, le rire, la vie.

Il faut savoir aussi écouter son cœur, ressentir les mots. Chaque réelle prise de conscience éveille une joie intérieure. Plus on s’approche du réel, plus la joie se libère. »

En fin d’ouvrage, et après un bref détour par les sciences, notamment quantiques, Patrick Vigneau précise ce qu’il entend par les mots « illumination », « éveil », étapes vers la « libération » :

« L’illumination correspond à une expérience où l’ego disparaît, créant un émerveillement intense, une extase. (…)

Mais il n’y a pas de transformation réelle de l’ego. C’est juste une expérience puissante que le mental peut récupérer par la suite. »

« L’Eveil est inséparablement lié à a cessation de l’identification au moi. L’Eveil équivaut à la cessation du chercheur. Cette expérience est aussi provisoire dans sa transcendance (sinon il n’est plus possible de faire quoi que ce soit), mais elle produit une transformation radicale. L’Eveil conduit à la métamorphose de la structure du mental. (…)

Le sens de la dualité, même s’il persiste, va cohabiter avec un arrière-plan plus permanent de non-dualité. »

« La Libération est rare. Et il ne faut pas confondre Eveil et Libération qui ne sont pas du même domaine. (…)

L’être n’a plus de karma. Plus de conditionnements, de résidus mémoriels personnels, plus aucune manifestation de moi, de mien. (…)

La Libération ou Nirvana ou Moksha, met fin à toute perception, conscience, de séparativité, c’est la dissolution de l’être individuel dans l’être suprême, l’Absolu. »

Ce livre est composé, davantage qu’écrit. Une multitude de notes, autant de facettes pétillantes de la vie, se mettent en ordre harmonieux pour célébrer la Vivance, une vie pleinement, absolument, consciente.

Rémi Boyer Incoherism

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Hypnose ericksonienne par Kevin Finel

Auto-hypnose de Kevin Finel
Auto-hypnose de Kevin Finel

Il y a quelques dizaines d’années maintenant Milton Erickson a révolutionné la pratique de la psychothérapie et de l’hypnose en mettant au point une pratique simple, rapide et efficace qui permet d’intervenir directement sur les fonctionnements de notre inconscient. Ce sont ces techniques qui ont inspiré ce livre destiné à mettre à la portée de tous une façon d’intervenir facilement sur soi-même.

Un nombre impressionnant de réactions intéressantes

Notre cerveau est capable de produire un nombre impressionnant de réactions intéressantes et raffinées, c’est en fait une puissante machine à tout faire. Certain l’utilisent mieux que d’autres, ceux-là nous les appelons des “génies”. Ils ont pu, souvent sans même savoir comment, trouver une façon particulièrement adaptée d’utiliser un potentiel donné, dans un ou plusieurs domaines.

Il existe alors deux types de réactions possibles :

La plus courante, pratiquée par une immense majorité, est de regarder ces êtres exceptionnels avec admiration, mais sans agir. On peut croire que leurs facultés sont innées, cette vision des choses a au moins le mérite de rassurer.

D’autres personnes réagissent d’une façon opposée et recherchent la façon de reproduire les fonctionnements efficaces puis de les améliorer. Ces personnes pensent souvent que tout est possible, que la vie dépend de ce que l’on en fait. Ce type de tournure d’esprit n’est pas une disposition naturelle, cela s’apprend et se travaille, c’est la marque de ceux qui réussissent à donner vie à leurs projets, qui créent les événements.

Nous avons tous le même cerveau

Parmi les idées qui sous entendent la pratique de l’auto-hypnose, la première est que nous avons tous le même cerveau. Ce qui change c’est la façon avec laquelle nous avons appris à nous en servir. Cet apprentissage s’est fait de manière inconsciente, par la culture, l’éducation,les enfants modélisent leurs parents, famille, professeurs, amis et créent leurs fonctionnements en fonction de leurs expériences. Beaucoup de personnes essayent de changer consciemment, si c’est une possibilité, elle est pénible et longue, puisque contraire à ce qui se passe naturellement en nous. En connaissance de cause il ne nous manque plus qu’un levier, un moyen d’accéder à cet inconscient qui contient les mécanismes de changement. Avez-vous déjà songé à votre cerveau comme à un puissant ordinateur ?

Alors jusqu’ici il ne vous manquait que le manuel d’utilisation

Le manuel d’utilisation

L’auto-hypnose est avant tout une pratique. Il est possible de lire ce livre comme un livre ordinaire, mais cela serait inutile : une connaissance inutilisée ne vaut rien. Ce livre est construit comme un véritable manuel d’utilisation pour votre cerveau. Etape par étape vous apprendrez donc à agir sur vous même de plus en plus facilement et profondément. Laissez vous surprendre par la facilité, les choses les plus efficaces sont souvent les plus évidentes, et êtonnez-vous en testant ce que vous allez découvrir page après page.

Bien entendu tout ne convient pas à tout le monde, et vous allez vous sentir plus attiré par certains chapitres que par d’autres et peut être qu’un jour, en relisant certaines pages vous testerez ce que vous n’avez pas mis en pratique la première fois.

Enfin, même si ces techniques sont faciles il n’est pas certain que vous allez tout réussir du premier coup. Quand cela arrive, persistez, la seule manière d’échouer est de s’arrêter avant d’avoir atteint l’objectif fixé.

Des outils de changement et de programmation efficaces

Ce livre met à votre disposition des outils de changement et de programmation efficaces, cela signifie qu’ils peuvent, en étant correctement utilisés, avoir un impact positif considérable sur la vie de celui qui se les approprie.

Son but n’est ni de délivrer une doctrine ni une quelconque philosophie de vie, chacun peut adapter ces connaissances à ses propres croyances. Aussi vous n’y trouverez aucun conseil, aucune idéologie : vous êtes libre.

La démarche présentée est celle d’une conquête intérieure, d’une plus grande liberté et d’une parfaite autonomie. Elle peut se comparer par exemple à ce que signifie pour un enfant le fait d’apprendre à marcher : cela demande un certain nombre d’efforts, un apprentissage par l’expérience qui précède toute forme de théorie. Apprendre à marcher est essentiel et les répercussions en sont visibles tout au long de la vie

Si vous n’aviez appris à vous servir que d’un seul et unique bras, la découverte du second pourrait considérablement vous faciliter l’existence. Imaginez les conséquences possibles d’une connaissance plus profonde de votre cerveau et de sa façon de fonctionner.

L’hypnose Ericksonienne conçoit que chaque personne peut être libre

L’hypnose Ericksonienne conçoit que chaque personne peut être libre, les seules questions valables devant un choix sont : les conséquences seront-elles positives pour moi, et pour tout ce qui m’entoure ? Suis-je prêt à accepter le poids des décisions que je peux prendre ?

Gardez à l’esprit que d’une plus grande liberté découle aussi une plus grande responsabilité. Qu’allez vous faire de votre vie quand vous saurez non seulement que vous la contrôlez, mais aussi que vous pouvez lui donner la direction qui vous convient ?

Malgré les apparences cette démarche n’est pas toujours aussi aisée. Le type de personne auquel ce livre s’adresse sait prendre ses responsabilités, si ce n’est pas encore votre cas, il est conseillé de réfléchir à deux fois avant de poursuivre.

Kévin FINEL

Kévin FINEL est le président de l’ARCHE (Académie de Recherche et de Connaissance en Hypnose Ericksonienne). Conférencier et enseignant, il forme chaque année plusieurs dizaines de thérapeutes aux utilisations de l’Hypnose. Praticien chevronné en hypnothérapie, il est thérapeute et coach à Nice et à Paris, activité dans laquelle il travaille tous les jours avec des personnes désireuses d’accéder au bien-être et de se dépasser.

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Portrait intime de Gurdjieff par Paul Beekman Taylor

G.I. Gurdjieff

Un groupe d’élèves recueillit les propos de Tchesslav sur Gurdjieff

G.I. Gurdjieff

A la mort de Gurdjieff, Tchesslav, qui vivait et travaillait à Paris, forma un groupe d’élèves qui recueillirent les propos de Tchesslav sur Gurdjieff, souvenirs qu’il réécrivit à Formentera lors de sa retraite.
Plusieurs années après sa mort, ses mémoires furent retrouvées dans le grenier de la petite maison de Formentera par l’un de ses amis et élèves, Michel Kalt, qui donna son accord pour cette publication.

Dans le passé les critiques déplorèrent qu’aucun livre sur Gurdjieff n’arrivât à donner une idée exacte de Gurdjieff en tant qu’homme, et qu’il soit toujours présenté comme un mage et un magicien. Tchesslav Tchechovitch a maintenant comblé ce manque. Son livre est un extraordinaire portrait intime de Gurdjieff. On le découvre conteur, docteur, psychologue, homme d’affaires, enseignant, conseiller financier, et ami, dont la générosité d’esprit fut au-delà de la mesure de l’auteur.

Ouspensky lui fit rencontrer Gurdjieff en 1921

Tchesslav Tchechovitch, de souche polonaise, est né en Russie en 1895. Il servit comme officier dans l’armée impériale du Tsar pendant la première guerre mondiale, déserta ensuite durant la Révolution Bolchevique et débarqua à Constantinople où il devint l’élève d’Ouspensky, qui lui fit rencontrer Gurdjieff en 1921.

Depuis ce moment-là, il fréquenta régulièrement le 35 rue Djéménedji à Constantinople où il devint l’ami ainsi que l’élève de Gurdjieff. Il le suivit par la suite à Berlin, à Paris, et au Prieuré d’Avon.
Il fit également partie de la troupe de Gurdjieff lors de prestations aux Etats-Unis en 1924. Pendant l’occupation allemande, il faisait partie d’un petit groupe d’élèves qui participaient au travail de Gurdjieff.

A l’Hôpital Américain de Paris où mourut Gurdjieff, il était aussi à ses côtés.

Ces mémoires sont une série d’anecdotes,

en tous les lieux qu’il traversa avec Gurdjieff, entrecoupés de brefs rappels concernant sa propre vie. Tchesslav fut prestidigitateur, athlète de cirque, champion de lutte dans sa jeunesse et un danseur très accompli dans la troupe de Gurdjieff. Je me souviens de son attitude et de sa carrure puissante lorsque je travaillais avec lui dans la cuisine de l’appartement de Gurdjieff au 6 rue des Colonels Renard. Hormis ses talents personnels, ses mémoires se distinguent de celles de Bennett, Nott, Peters et de bien d’autres par une absence de jeux de l’ego.

Gurdjieff considérait chacun comme un ami

Tchesslav n’avait aucun axe à défendre, de tranches de vie, d’événements, ni de relations personnelles avec Gurdjieff dont il cherchait à se glorifier. Il décrit ce qu’il expérimentait et ce qui était expérimenté par d’autres, il était seulement un parmi les nombreux amis de Gurdjieff. Car comme il l’explique d’une façon très claire, Gurdjieff considérait chacun comme un ami, jusqu’à ce qu’on le trahit, comme ce fut le cas de Frank Binder et du businessman du Prieuré (dont jamais le nom n’a été prononcé). Dans ces cas-là, et c’est arrivé souvent, Gurdjieff retournait la situation en faisant honte à ses adversaires, leur faisant ainsi prendre conscience de la situation, mais avec générosité. Si grande est la vertu de ne pas frapper un homme à terre, encore plus grande était celle de Gurdjieff qui le relevait.

Le point de vue de Tchesslav fut celui d’un associé proche

qui partageait avec Gurdjieff des points d’expériences culturelles communes ainsi que la langue. Ne cherchez pas les noms des familiers du cercle de Gurdjieff. Tchesslav se rappelle le contact rapide et émouvant qu’il eut avec Katherine Mansfield, il mentionne Orage à l’occasion de l’organisation d’une démonstration de mouvements aux Etats-Unis. Son point de vue reste centré sur Gurdjieff et son cercle familial.

Tout comme ceux qui furent avec Gurdjieff avant de parvenir en France, il était admis dans l’intimité de ce cercle et ses anecdotes sur Gurdjieff sont pleines de détails personnels de même que sur sa famille directe (de sang) et sur sa famille plus éloignée dont je n’avais jusque-là ni lu ni jamais entendu parler. C’est avec chaleur et humour qu’il nous raconte, après son accident de 1924, le douloureux rétablissement de Gurdjieff.. Ainsi que la construction du Study House et des bains sous la direction de Gurdjieff. Finalement l’on découvre que l’identité du travailleur qui, tombé endormi, se balançait d’une façon périlleuse sur les rayons du Study House, n’était autre que Tchesslav.

Tchesslav expose les méthodes utilisées par Gurdjieff

Plus significatif encore pour ceux qui suivent les idées de Gurdjieff, Tchesslav rapporte mot pour mot ses entretiens, souvent en réponse à ses propres questions. L’affirmation faite par Gurdjieff, à savoir que toutes les religions sont différentes expressions d’une religion unique, est largement démontré. Tchesslav expose les méthodes utilisées par Gurdjieff pour réduire les auditeurs à ceux-là seuls qui sont aptes à comprendre et à répondre à son langage. Il rapporte brièvement l’explication que donne Gurdjieff sur la différence entre l’art subjectif (qui est décoratif) et l’art objectif (dont le contenu a valeur de sens).

Un livre extrêmement intéressant et agréable à lire

Ce que les souvenirs de Tchesslav nous disent de Gurdjieff. sont sa personnification, sa mise en actes et son art de transmettre l’amour. Gurdjieff lui a enseigné que l’homme doit travailler sur lui-même pour être capable d’aimer. Et Tchesslav rend vivant cet amour dans presque toutes les anecdotes qu’il nous conte.

En résumé, il s’agit d’un livre extrêmement intéressant et agréable à lire.

Tu l’aimeras, de Tchesslav Tchechovitch Disponible aux Editions L’Originel-Charles Antoni,

27 rue Linné, 75005, Paris, France.  www.loriginel.com

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Don Marcelino – Vision d’un amérindien sur l’Europe – Le Voyage sacré amérindien

Don Marcelino
Don Marcelino

Don Marcelino, auteur du Voyage sacré amérindien, présente ses ateliers.

Le corps malade est la conséquence d’une âme affaiblie, qui doute d’elle-même, traversée par des pensées néfastes. L’homme-esprit combat la maladie par des pensées de lumière.

L’Atelier « Apprendre à recevoir les messages de ses Ancêtres »

  • Rencontre avec votre Etre profond
  • Rencontre avec vos Ancêtres de Lumière
  • Rituel de purification de l’arbre généalogique

Dans les ateliers ne cherchez pas l’extraordinaire, le folklore.
Il n’y a pas de technique à apprendre, il n’y a que le mystère de la simplicité et la Lumière des Ancêtres

Visitez le site web de Don Marcelino et découvrez son livre : Le voyage sacré amérindien