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Échantillon de lecture “Lumières d’exil”

Couverture LUMIERES D'EXIL

Christian Faure

Lumières d’exil – un disciple de Swami Prajnanpad chez Einstein, Freud et Gorki

Roman initiatique avec une préface de Gilles Farcet

Couverture LUMIERES D'EXIL

Ces carnets imaginaires rapportent l’histoire vraie d’un jeune révolutionnaire indien qui fuit l’Inde de 1930 comme passager clandestin confiné sur un paquebot italien. Dans une Europe au bord du précipice, il rencontre trois personnages clefs de l’histoire, Gorki, Einstein et Freud, génies plus ou moins proches de l’exil.

Riche d’un parcours professionnel éclectique mais toujours centré sur l’autre, Christian Faure exerce aujourd’hui comme psychologue. Après une dizaine d’années de méditation, en 1989 il devient élève d’Arnaud Desjardins dont le maître en Inde était Swami Prajnanpad.

Date de publication : 5 juillet 2020

Broché – 258 pages – 19 €

ISBN 979-10-91413-82-4


Extrait de la préface de Gilles Farcet

Extraits de Brahmane bengali nourri de sa tradition hindoue en même temps qu’universitaire aussi bien scientifique que littéraire, Swami Prajnanpad est, non seulement un sage au sens d’un être spirituellement accompli, mais bien un génie en cela qu’il reformule à sa manière unique et novatrice des vérités millénaires, vérités intemporelles auxquelles il donne une application contemporaine. La parole des rishis des Upanishads ou de l’auteur du Yoga Vasishta prend un sens neuf à travers l’approche de ce swami à la fois si imprégné de son héritage et si peu orthodoxe.

L’une des particularités de Prajnanpad est de s’être très tôt à la fois intéressé à la politique (il eût pu faire une grande carrière en son pays et demeura toute sa vie en contact avec des proches de Gandhi puis du pouvoir en place), à la science, de par ses études, et à Freud qu’il tenait pour « vaillant héros » et dont il fut une forme d’adepte précurseur en Inde. Au point, comme l’évoque bien ce livre, de s’inspirer de sa méthode pour proposer à ses propres élèves une forme d’introspection profonde s’inscrivant dans l’ensemble d’une « sadhana » ou ascèse menée sous sa direction.

La démarche de Christian Faure est simple dans son audace, ainsi qu’il s’en explique dans son « entame » : partir d’un fait documenté – la fuite en Occident d’un jeune révolutionnaire disciple de Prajnanpad qui devait rencontrer Gorki, Einstein et Freud, sur le divan duquel il s’allongea, tout en demeurant sa vie durant en lien épistolaire avec son maître indien — et, à partir de là, oser la fiction avec tout ce qu’elle permet.

Extrait de l’entame

Dans Psychanalyse et sagesse orientale de Daniel Roumanoff un court paragraphe nous dit :

« Un disciple de Swami Prajnanpad, Satyanarain Simha, jeune révolutionnaire indien a dû s’enfuir de l’Inde comme passager clandestin vers 1930 sur un paquebot italien. Débarqué à Naples, il a été accueilli par l’écrivain russe Gorki à Capri, qui l’a envoyé à Berlin avec une lettre de recommandation à Einstein. Celui-ci l’a envoyé chez Freud à Vienne, auprès duquel il est resté en psychanalyse un certain temps. Satyanarain aurait échangé avec Swâmi Prajnanpad plus de mille lettres couvrant la période de 1920 à 1974. »

Quelle incroyable destinée ! De quelle façon ces trois figures marquantes du XXsiècle ont-elles accueilli ce jeune étranger ? Quels échanges ont-ils bien pu avoir ? Quelles confrontations d’idées et d’expériences ont-ils pu connaître ? Se sont-ils intéressés à l’enseignement de son maître ? Comment cet Indien l’ a-t-il assimilé cet enseignement et dans quelle mesure cela lui a-t-il permis de s’adapter à cette aventure ?…

Parti de ces quelques lignes et après plusieurs années d’hésitation, j’ai simplement, sur la base de mes lectures, de ma pratique de cet enseignement et de mon expérience professionnelle, cherché à comprendre les acteurs centraux de cet ouvrage et à imaginer leurs réactions au contact de cet enseignement indien à la fois classique, par ses références, et iconoclaste, par son approche. J’ai aussi cherché à décrire la manière dont un jeune Indien, formé dans la tradition et inscrit dans une perspective de changement social, culturel et spirituel, pouvait réagir au contact de la société européenne de 1930 et de ces interlocuteurs.

Extraits du premier Carnet – Maxime Gorki

Jour après jour, le paquebot avance et moi aussi j’avance dans mes réflexions. Je vois comment la faim induit mes pensées. Je reviens sans cesse sur mon agression.

J’ai frappé encore et encore ce policier sikh. Sans les coups de sifflet de son collègue, je l’aurais peut-être tué. Moi qui suis Gandhi depuis des années, moi qui mets en pratique ahimsa, la non-violence, moi qui cherche à suivre l’enseignement de mon professeur, Yogesh Babu, et donc à ne pas être emporté par mes émotions, je suis devenu pendant de longues secondes un possible assassin. Mes certitudes sur moi-même en ont pris un sale coup. S’il est vrai que le chemin vers soi-même commence par une série de mauvaises nouvelles, celle-ci est à ce jour la plus importante et de loin.

Mais qui suis-je donc pour revenir à cet état de fauve ? Le non-violent n’est qu’une belle façade ? J’ai voulu jouer à la grande âme1 mais en réalité j’ai fait le tigre fou. Alors quand j’écris « moi » de qui est-ce que je parle ?

Une série de phrases de Yogeshwar revient en boucle dans ma tête : « Celui qui se sent blessé ne peut pas s’empêcher d’être agressif. La victime réagit en assassin. Aussi la victime et l’assassin sont les deux faces opposées, les deux aspects de la même expérience… Vous ne voulez pas tuer ? Essayez simplement de vous libérer de votre sentiment d’être une victime.  »2 Ces phrases sont trop difficiles à supporter pour moi, j’ai tant été blessé dans mon enfance.

Et pourtant je n’arrive pas à me libérer du tort que j’ai causé par ce geste de violence.

1Mahatma en sanskrit.

2Daniel ROUMANOFF, Swami Prajnanpad, ABC d’une sagesse, Paris, Albin Michel, 2009, p 149.

à suivre

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L’importance de l’âge en Astrologie

d’Alexander Ruperti

Le moyen le plus simple, mais non l’unique, pour étudier la structure du développement humain, est de fonder notre analyse sur un cycle de 7 ans. Nous sommes familiarisés à compter la moyenne de vie d’un homme sur soixante-dix ans. Bien que les humains puissent vivre plus longtemps, soixante-dix ans paraissent être un cadre significatif.


Alexander Ruperti fut un célèbre astrologue (ostéopathe de profession) né le 23 mai 1913 à Stuttgart (Allemagne) et mort le 23 janvier 1998 en Suisse. Il fut très marqué par Dane Rudhyar. En 1984, Alexander Ruperti fonda le Réseau d’Astrologie Humaniste (RAH).

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Extraits ‘Les quatre directions’

Couverture de "Les quatre directions"

Un Guide du chamanisme contemporain

de Daan van Kampenhout

Introduction

Les Occidentaux ont pu découvrir les quatre directions grâce aux enseignements de différentes cultures d’Amérique du nord (ou des Amériques). Outre les Amérindiens qui ont introduit ces savoirs, beaucoup d’autres peuples connaissent ou ont connu la nature des directions. Toutes les tribus chamaniques de Sibérie et de Mongolie possédaient ainsi leurs propres versions de la roue. En Europe, les chamanes des peuples Sami de Laponie peignaient les quatre directions sur leurs tambours sacrés. Les initiés des tribus celtiques avaient connaissance des directions, ce dont les écoles druidiques modernes se souviennent encore (ou du moins en partie). Après une recherche attentive, on s’aperçoit que toutes les cultures pré-industrielles et pré-chrétiennes ont eu une certaine expérience des directions en tant que pouvoirs spirituels.

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Recensions de Kodo Sawaki – À toi

29/12/2019 · BouddhaNews

Ce livre, réalisé grâce au travail de plusieurs pratiquants zen, rassemble les meilleurs enseignements de Kodo Sawaki (1880-1965), surnommé Kodo sans demeure. Le maître de Taisen Deshimaru n’a pas démarré sa vie sous les meilleurs auspices. Orphelin très jeune, il entre au monastère où il commence la pratique du zazen.

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Horoscope hebdomadaire de Cal Carrison

1er juin 2020 – Pourquoi il n’y a pas de rubrique cette semaine

Je travaillais déjà comme astrologue depuis 20 ans lorsque j’ai été invitée à écrire cette chronique hebdomadaire. Au départ, c’était une émission de radio sur WEBK, à Killington, dans le Vermont. Elle s’est transformée en article de journal lorsque l’émission de radio a cessé et que les gens ont écrit pour demander si le Mountain Times ne la publierait pas. À ce stade, la chronique est imprimée depuis un peu plus de 30 ans.

Tout dans l’astrologie est basé sur des cycles. Le cycle de 30 ans est important. Il marque un point dans le temps où nous revenons au début. C’est aussi un point où nous devons décider de continuer à faire des choses, ou de laisser le passé derrière nous et de passer à quelque chose de nouveau.

Au cours des six derniers mois, j’ai été totalement épuisée par mon travail. Bien que j’aime ce que je fais, la demande pour mes services a augmenté au point que je n’ai plus de vie. Je passe 6 jours par semaine à faire des thèmes pour les gens, et le 7e jour, j’écris cette chronique. Entre-temps, quelques heures de chaque jour sont consacrées à la correspondance électronique, à répondre aux questions des personnes qui m’écrivent pour demander de l’aide et des conseils. À partir d’aujourd’hui, mon carnet de rendez-vous pour les lectures est bien rempli jusqu’à l’été 2023.

Les gens pensent que les astrologues n’ont pas grand-chose à faire, mais qu’ils doivent regarder dans leur boule de cristal et en sortir une ou deux réponses. Avec moi, ce n’est pas le cas. Je passe plus de temps à préparer le thème de mes clients qu’à parler avec eux – parce que je sais que s’ils me font suffisamment confiance pour me confier leur vie, je leur dois de faire de mon mieux. Ce qui se passe au cours d’une séance m’oblige à entrer dans la mémoire cellulaire de l’individu – certaines personnes sont beaucoup plus complexes que d’autres – et pendant le temps que nous parlons, tout ce que je suis doit se consacrer à la personne à l’autre bout du fil.

Ne vous méprenez pas, comme je l’ai dit, j’aime ce que je fais et je suis reconnaissante d’être celle qui le fait. Tout cela était un de mes rêves qui a commencé quand j’avais 20 ans – peu d’entre nous ont la chance d’avoir le temps de donner naissance à “un rêve devenu réalité”. En même temps, 50 ans plus tard, je suis complètement vidée. Toutes sortes d’énergies s’épuisent et rien ne vient en retour pour la reconstituer. Dans un sens, le puits est à sec, ou alors ma batterie est morte et doit être rechargée.

Les gens qui veulent bien faire me disent d'”augmenter mes tarifs”. Bien que cela soit logique en surface, ayant moi-même vécu l’enfer et les grandes eaux, je sais combien il est difficile pour les travailleurs de trouver les fonds nécessaires pour payer le type d’aide que je leur offre.

Tout ceci est destiné à vous informer que j’ai besoin d’une pause. Mon médecin m’a conseillé de prendre un congé le mois prochain – pas de consultations, pas d’écriture, pas de chronique hebdomadaire, pas de travail mental de quelque nature que ce soit. Il m’a également conseillé de ne pas utiliser l’ordinateur, donc si vous m’envoyez un courriel avec des questions, ne soyez pas surpris si vous recevez une réponse automatique disant que je suis en “vacances”.

Je ne sais pas ce qui va se passer ensuite. Ce que je sais, c’est que mon mode de fonctionnement concernant mon travail a besoin d’être revu. Au cours des prochaines semaines, je ferai tout ce qu’il faut pour me remettre sur pied. Je continuerai à me rappeler que je ne suis pas un répondeur cosmique et que la “vie” n’est pas qu’une question de travail. Si vous faites partie des personnes qui ont un rendez-vous prévu avec moi d’ici la fin juin, veuillez noter que notre session est officiellement annulée jusqu’à nouvel ordre. Si je reprends le travail avant la fin juin, je vous enverrai un courriel pour vous faire savoir que je travaille à nouveau.

Une fois que je me serai remise sur pied, je ferai un compte rendu des aspects astrologiques de mon propre thème qui ont précipité cette décision. De nombreuses influences, y compris plusieurs connexions “mortelles”, y ont contribué – alors croyez-moi, je ne fais pas seulement l’école buissonnière ; rien de tout cela n’a été fait à la légère. Je suis une vieille fille de 72 ans. Le temps m’a appris à prendre soin du véhicule physique, et en ce moment, je me traite avec des gants d’enfant – parce que j’aime ce que je fais, et j’ai besoin de mon corps pour continuer à le faire. D’ici à ce que je me ressuscite, je suis sûre que vous pourrez trouver de nombreux autres débouchés astrologiques pour vous fournir des paroles de sagesse pour la semaine.

D’ici là – merci de votre compréhension –

gros bisous

Cal

Liens : Le site web de Cal Garrison La biographie de l’astrologue