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Le Théorème Humain et la phénoménologie quantique

Karl B. de Azagra et la physique quantique

Des phénomènes quantiques aux philosophies de l’éveil

Karl B. de Azagra et la physique quantique
Karl B. de Azagra et le Théorème Humain

La recherche sur les phénomènes quantiques rejoint autant par ses questionnements que par ses découvertes nombre de dimensions des philosophies de l’éveil et des métaphysiques non-duelles.

Cette étude de l’influence de la phénoménologie quantique sur le comportement de la nature et de l’humanité est remarquable par son propos et par sa clarté. En effet le grand souci de pédagogie de l’auteur permet à tous d’approcher les concepts complexes qui sont présentés dans cet ouvrage.  Par Rémi Boyer, La Lettre du Crocodile

Karl B. de Azagra est ingénieur chimiste de profession, après des études supérieures en physique nucléaire. Il a donné des conférences à Paris, Madrid, Buenos Aires, Santiago et Miami.

La réalité quantique

Karl B. de Azagra franchit un pas décisif. Alors qu’il est habituellement considéré que les lois quantiques ne s’appliquent qu’à l’infiniment petit, il recherche comment la réalité quantique influence la nature, l’environnement et l’être humain.

C’est une quête de l’esprit et de la conscience dont la matière ne serait qu’un dérivé. Selon Planck, celle-ci commence par la distinction entre deux réalités. La Réalité Classique et la Réalité Quantique, composants de la Réalité Universelle. Ainsi les interactions entre ces deux réalités sont à l’origine des évolutions ou des bouleversements au sein de la Réalité Universelle. L’Univers est un continuum quantique. L’ignorance de la réalité quantique nous conduit à un mode de vie totalement conditionné et déterminé. En effet, « Dans la Réalité Classique, l’esprit se perçoit seulement lorsque le système qui le contient atteint un niveau de complexité très élevé ». Karl B. de Azagra postule que nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère, l’Ere de l’Esprit.

Le système cognitif

Après avoir présenté les deux notions essentielles d’onde et de cohérence quantique, l’auteur analyse le système cognitif composé d’une partie physique, l’Architecture Perceptive et le Processeur Cognitif, l’observateur qui transforme l’information quantique en information utile, évaluée et traitée sur un mode décisionnel de telle sorte que « chaque objet perçu dans le monde classique est simplement le produit matérialisé et inventé par le Processeur Cognitif. Celui-ci « anime » trois programmes, Rationnel, Emotionnel et Vital.

Un cycle dynamique

La vie, telle que nous croyons la connaître, est le fruit d’un cycle dynamique né de l’interaction entre la Réalité Quantique et la Réalité Classique. Ainsi ce sont les observations qui, en affectant l’onde quantique d’alternatives, déterminent des singularités. Karl B. de Azagra considère que « le Passé, le Présent et le Futur sont impressions purement imaginaires. Le Passé est une pensée commode extraite à partir des mémoires ; le Présent est une pensée instantanée qui disparaît dès qu’elle apparaître, fonctionnant seulement comme ligne de délimitation entre le Passé et le Futur ; et le Futur est essentiellement une probabilité ».

Un système complexe

La modélisation proposée vise à la compréhension de notre généalogie comme système complexe depuis le vide quantique primaire jusqu’à la manifestation actualisée de l’instant présent. L’auteur pense que « sans la compréhension, l’homme est un explorateur effrayé ». Par compréhension, il entend « les couches les plus profondes du discernement qui peuvent être atteintes lorsqu’elle est appliquée aux expériences de la vie ». Au fil de la lecture, ou plutôt de l’étude, de ce livre, une philosophie scientifique se construit qui modifie le rapport à la réalité et véhicule un inattendu art de vivre.

Préface du Théorème Humain

Les éternelles questions

Le Théorème Humain
Le théorème humain Karl B. de Azagra

Depuis toujours, et malgré leurs lois et leurs systématisations différentes, la science, la philosophie et la religion tentent de répondre aux éternelles questions « Qui sommes-nous ? », « D’où venons-nous ? », et « Où allons-nous ? ». Je résume en un mot ces questions existentielles qui ont été la préoccupation de tous les penseurs depuis des siècles : « Trilogie ».

Les mystiques du passé, fondateurs des religions, ont été les premiers à apporter des réponses à cette Trilogie en obtenant des révélations d’êtres immortels. Ces êtres extraterrestres connaissaient les mystères de l’origine, du développement et de la mort de l’Univers ainsi que de toutes les choses dont il est fait, qu’elles soient en faveur ou au détriment de l’humanité.

Les techniques de logique déductive et inductive

Par la suite, les philosophes grecs ont à leur tour inventé les techniques de logique déductive et inductive pour résoudre cette vague Trilogie. Après plusieurs siècles de recherche, les philosophes à travers le monde n’ont pourtant pas été en mesure d’expliquer de manière fiable les bases de l’existence humaine. Au début du XXe siècle, ils abandonnent tout simplement les recherches et s’investissent principalement dans l’étude de l’éthique, de la logique, des langues et autres disciplines en rapport avec l’adaptation de la vie privée dans la société.

La science se sépare progressivement de la religion

La science, fille rebelle des doctrines théologiques, se sépare quant à elle progressivement de la religion et tente de répondre à la Trilogie à partir d’un Univers statique et uniforme dans lequel le temps et l’espace sont distincts de la matière. À cette époque, bien avant Einstein, le fonctionnement de l’Univers est comparé à l’image d’une horloge géante, et les lois naturelles aux rouages qui l’animent. Les physiciens se demandent tout de même : « Par qui ou par quoi cette énorme horloge universelle est-elle actionnée ? » « Un Dieu impersonnel » est la réponse murmurée entre deux portes.

Un Univers prédestiné

En raison de cette notion d’Univers prédestiné, la majorité des chercheurs des domaines des « sciences dures » (la physique, la chimie et les mathématiques) sont convaincus que la nature n’a plus de secrets à leurs révéler. La physique avait atteint ses limites !
Étonnamment, au début du XXe siècle, le concept méconnu de physique quantique s’installe alors dans la sphère scientifique, théorie qui explique l’Univers uniquement par équations mathématiques et qui obtient des conclusions radicalement différentes du sens commun. Évidemment, les scientifiques orthodoxes ont une réaction négative. Ce nouveau venu, l’un des modèles les plus extraordinaires que l’intelligence de l’homme ait développés, apparaît comme une sérieuse menace pour la description reconnue du « monde réel ». Personne ne soupçonne alors qu’il décoderait le « substrat » universel qui soutiendrait les fondements du développement à venir d’un tourbillon de découvertes jamais imaginées.

Discours de Max Planck, fondateur de la physique quantique

Le fondateur de la physique quantique, Max Planck, déclara lors de son discours d’acceptation du prix Nobel de physique en 1918 :

« En tant qu’homme qui a consacré toute sa vie à la science la plus lucide et à l’étude de la matière, je peux vous dire ceci en conclusion de mes recherches sur les atomes : il n’y a pas de matière comme telle. Toute la matière est originaire et n’existe que par la vertu d’une force qui cause les particules d’un atome à vibrer et qui soutient tout ce système atomique ensemble. Nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent. Cet esprit est la matrice de toute matière. »

Autrement dit, selon Planck, l’esprit est la structure dissimulée sous la matière qui permet aux atomes d’exister ; Concept absolument étrange aux théories newtoniennes. Le constat de Planck est sans aucun doute un immense sacrilège, similaire à celui de Copernic lorsque son modèle héliocentrique a écarté l’homme du centre de l’Univers.

Plus tard, en dépit de l’opinion, Planck défend ses positions et déclare :

« Je considère la conscience comme fondamentale et la matière comme dérivée de la conscience ».

Le théorème humain, Karl B. de Azagra. Ed. L’Originel

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Maître Dogen et le bouddhisme Zen

Le Chant du vent dans l’arbre sec, de Philippe Coupey

Taisen Deshimaru, pratique du Zen
Taisen Deshimaru, pratique du Zen

Les enseignements sur le bouddhisme zen que donne ici Philippe Coupey, maître zen dans la lignée de Taisen Deshimaru, consistent en commentaires de deux écrits japonais du XIIIe siècle, le Sansho Doei, recueil de poèmes composés par Dogen Zenji entre 1245 et 1253 et le Komyozo Zanmai écrit en 1278 par son disciple et successeur Koun Ejo.

La répétition et le commentaire des « dits des anciens » relèvent d’un genre que l’école de bouddhisme zen cultive depuis les temps les plus reculés. Ce genre constitue le mode par excellence de transmission des enseignements fondamentaux, l’actualisation, sans cesse renouvelée, de la tradition.

Il s’agit donc, on l’aura compris, d’un message qui relève de toute autre chose que de l’érudition sur le bouddhisme zen et n’est pas destiné à enrichir notre bagage intellectuel, mais notre vie spirituelle : « Car les mots peuvent être efficaces s’ils viennent du non-personnel, du non-soi, et s’ils sont écoutés, entendus par le non-soi », écrit Philippe Coupey dans ses commentaires du Komyozo Zanmai.

Commentaires de Philippe Coupey

Chant du vent dans larbre sec
Le chant du vent dans l’arbre sec

Taisen Deshimaru a planté les graines du bouddhisme zen en Europe à son arrivée en France en 1967. Son disciple, Reiryu Philippe Coupey, est un des premiers rejetons de la génération suivante à s’implanter dans le sol occidental. Il commença la pratique du bouddhisme zen en 1972 au dojo de Pernety avec Maître Deshimaru. En 1977, Coupey a commencé à diriger des pratiques de zazen au dojo de Paris, où il enseigne et pratique toujours aujourd’hui. L’enseignement de Coupey dans le dojo est franc, terre à terre et souvent humoristique. Il a commenté quelques poèmes parmi les plus connus du canon du bouddhisme zen. Il met l’accent sur la pratique de Zazen, la méditation assise, la pratique des Bouddhas, qui nous a été transmise de génération en génération.

Maître Dôgen, fondateur du bouddhisme zen

Considéré comme l’un des plus grands penseurs de l’histoire du Japon, Eihei Dôgen, au 13e siècle, a introduit la méditation zazen dans son pays et fondé le zen Sôtô. Philosophe, poète, son œuvre considérable continue d’imprégner la spiritualité, mais aussi l’art culinaire japonais.

C’est en pleine décadence du bouddhisme japonais, au XIIIe siècle, que le jeune Dôgen reçoit l’ordination monastique. Il a 13 ans. Pendant une dizaine d’années, il cherche des réponses à ses questions existentielles auprès de maîtres des différentes écoles bouddhistes du Japon, mais c’est en Chine qu’il parvient à retrouver la pureté originelle du Chan, le bouddhisme chinois, plus simple et plus exigeant à la fois. Il découvre surtout le zazen, la méditation assise du Bouddha.

De retour au Japon, il se heurte à un clergé engoncé dans une religion sclérosée, écrit le tout premier livre sur le zazen et fonde sa propre école, le zen Sôtô. Il refonde la pratique du bouddhisme zen, crée des rituels et, jusqu’à sa mort, écrit énormément.

Maître Ejo, successeur de Maître Dogen

Il devint moine à dix-huit ans. Il fit des études universitaires très sérieuses au grand Centre d’Etudes Bouddhiques du Mont Hiei à Kyoto, puis il revint à la maison.
Sa mère lui dit : Pourquoi êtes vous devenu moine ? Est-ce pour devenir Supérieur d’un grand temple ? Pour faire partie de la hiérarchie officielle et devenir moine de renom ? Non. Vous devez devenir mendiant, porter le vêtement noir traditionnel et le kesa noir, et vous adonner à la pratique de zazen.
Maître Ejo ne retourna pas à l’université. Il alla trouver Maître Dogen…. pratiquer le zazen avec lui, et après sa mort, répandit son enseignement.”